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Cote20100307 1-678
IntituléConstruction et aménagement du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, de l'établissement public du Centre Beaubourg au Cnac-Gp (versé aux Archives Nationales).
Dates extrêmes1967-1985
producteurETABLISSEMENT PUBLIC DU CENTRE BEAUBOURG / CENTRE NATIONAL D'ART ET DE CULTURE GEORGES POMPIDOU

Présentation du contenu

Le sous-fonds est constitué par l'ensemble des dossiers produits par l'étalissement public du Centre du plateau Beaubourg et par le Centre national d'art et de culture Georges Pompidou dans le cadre de la construction du bâtiment de 1971 à 1977. Ces dossiers décrivent l'opération de construction en présentant le concours internationale de 1971, les études et les programmes architecturaux ainsi que les lots de construction.

La décision de construire « un ensemble monumental consacré à l'art contemporain sur l'emplacement du plateau Beaubourg » à Paris fut prise officiellement par le Président de la République Georges Pompidou lors d'un conseil restreint tenu le 11 décembre 1969, sur la base d'un document programmatique qui avait été rédigé par Sébastien Loste, alors chargé de mission à la Présidence de la République. Le Conseil de Paris donna son accord le 23 décembre. À l'origine, le Centre Pompidou devait comprendre un musée d'Art moderne, une bibliothèque publique et le Centre de création industrielle (CCI) créé par François Mathey, conservateur en chef du musée des Arts décoratifs. Mais, en 1971, sous l'impulsion directe de Georges Pompidou, il fut décidé d'y inclure également un centre de création musicale qui par la suite devait devenir l'IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/musique).

1- La conception du bâtiment : le concours international.

Le 26 août 1970, Robert Bordaz, conseiller d'État, fut nommé en Conseil des ministres « délégué pour la réalisation du Centre du plateau Beaubourg ». Il constitua une équipe d'une dizaine de personnes, chargée de préparer le concours international d'architecture lancé en décembre 1970 et de mettre en place l'établissement public qui gèrerait la construction et la préfiguration du Centre Beaubourg.

Le 15 juillet 1971, le jury du concours international d'architecture, présidé par Jean Prouvé, décida de retenir, parmi les 681 projets présentés, celui des architectes Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini. Les architectes, auxquels était adjoint le bureau d ingénieurs Ove Arup & Partners, s'installèrent à proximité immédiate des locaux de la "mission Bordaz", puis dans les locaux même de celle-ci en 1973.

En janvier 1972, Robert Bordaz fut nommé président de l'établissement public du Centre Beaubourg, chargé de la construction du Centre. Il réunit autour de lui les futurs responsables des activités culturelles du Centre, les « utilisateurs », qu'il constitua, dès 1971, en un « conseil des utilisateurs » qui devint, une fois le Centre achevé, le « conseil de direction » :

- Pontus Hulten, un Suédois arrivé en France en septembre 1973, fut nommé directeur du musée national d'Art moderne avec un contrat de trois ans. Avec son adjoint, Germain Viatte, il fut chargé de concevoir le nouveau musée dans une optique résolument contemporaine et internationale.

- Jean-Pierre Seguin, qui fut le premier directeur de la Bibliothèque publique d'information, fut chargé de mettre en uvre ce projet auquel il travaillait depuis 1967.

- François Mathey devint directeur du Centre de création industrielle, qu'il avait créé en 1968 au sein de l'Union centrale des arts décoratifs.

Le 20 mars 1973, le Conseil des ministres arrêta le programme de la construction et les moyens financiers nécessaires, programmés sur plusieurs années et alloués sous forme de dotations exceptionnelles hors des crédits ordinaires du Ministère des Affaires culturelles.

Réuni en une séance spéciale en décembre 1973, le jury du concours se félicite de la bonne adéquation du projet aux intentions initiales.

2- L'opération de réalisation du Centre Beaubourg.

La réalisation de l'ouvrage fit intervenir trois groupes de protagonistes :

- le maître de l'ouvrage, personne physique ou morale pour le compte duquel l'ouvrage est étudié ou construit ;

- le maître d'oeuvre, qui a pour mission de concevoir l'architecture de l'ouvrage, de surveiller l'exécution des travaux et d'assurer la direction des entreprises, d'assister le maître de l'ouvrage dans la réception et le règlement de l'ouvrage ;

- les entreprises.

L'originalité de la construction du bâtiment fut de cumuler les avantages de ces deux systèmes (coordination assurée par l'entreprise générale, choix des entreprises sous-traitantes par le maître de l'ouvrage) en associant au maître d'oeuvre une entreprise générale à posteriori, dite contractant principal, parce que les entreprises qu'elle dirigeait contractaient d'abord avec le maître de l'ouvrage.

3- La gestion de l opération.

L'avancement de la construction et le développement de la mission d'aménagement des abords impliquaient une certaine évolution de l'organigramme du Centre. Dans la phase où la part des études prédominait, une organisation par fonctions était mieux adaptée à la bonne conduite du projet : chaque objectif (qualité, coût, délai) était pris en charge par une direction ; l'orientation générale était définie par un Comité de Direction regroupant les trois directeurs sous l'autorité du Président.

Ce projet était un ensemble géographique ou fonctionnel d'éléments cohérents : l'environnement, l'informatique, l I.R.C.A.M, audio-visuel, le mobilier. Le responsable d'un projet était chargé de faire respecter les trois objectifs de qualité, de coût et de délai. Il en réfèrait périodiquement devant le Comité de Projet qui regroupait le président, les trois directeurs, les architectes et la cellule de coordination Planning-Budget. Les orientations générales du projet étaient arrêtées par le Comité de Direction. Le suivi des projets était assuré par la cellule de coordination Planning-Budget, placée sous la responsabilité du coordinateur général.

Conditions d'accès

La plupart des dossiers sont librement communicables, à l'exception des documents qui contiennent des informations mettant en cause la vie privée ou le secret industriel et commercial, soumis au délai de communication prévu par l'article L. 213-2 du Code du patrimoine (50 ans à compter de la date de l'acte).

Documents en relation

Pôle archives : Photographies, plans du concours, courriers numérisés, microfilms, rapports d'activité.

Bibliothèque Kandinsky, catalogue en ligne.

Archives nationales : Fonds Henri Domerg, 574 AP.